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Rémi Sabourin travaille en enseignement depuis 1992. Il a enseigné aux cycles moyen et intermédiaire dans la région du Centre-Sud de l’Ontario.  

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Son implication syndicale remonte à 1997, lorsqu’il est observateur à l’assemblée générale de l’AEFO provinciale. Par la suite, il est notamment devenu membre du comité de consultation en négociation lors de la première négociation après l’amalgamation des conseils scolaires en Ontario. De 2006 à 2016, il a été président de l’Unité 64 – Centre-Sud catholique. Il est membre du conseil d’administration de l’AEFO depuis 2005.

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Il est presque impossible de prédire ce qui nous attend en septembre 2019. Au moment de mettre l’En Bref sous presse, l’AEFO n’a pas encore reçu toutes les données pour évaluer l’impact du budget. Le gouvernement de l’Ontario continue à s’entourer de mystère. Les conseils scolaires n’ont pas encore fini de jongler avec les coupes dans le financement de l’éducation. Mais si on s’en tient à ce que dit le Premier ministre, il est inutile de s’inquiéter, parce que l’avenir sera plus rose qu’aujourd’hui. Il croit à cet avenir, et affirme que les enseignantes et les enseignants le remercieront à la rentrée. D’après moi, il est peu probable que le personnel enseignant de l’Ontario lui envoie des cartes de remerciement en septembre. Mais, dans le but de l’aider à tenir sa promesse, l’AEFO a voulu offrir un outil au gouvernement actuel : son bulletin, que vous trouverez à la page 3.

En examinant ce bulletin, vous pourrez constater que les habiletés d’apprentissage et les habitudes de travail du gouvernement doivent être améliorées, surtout en ce qui concerne le fait français, la fiabilité, le sens de l’organisation, l’autonomie, l’esprit de collaboration, le sens de l’initiative et l’autorégulation. Sans aucun doute, les résultats sont insatisfaisants. Mais, par expérience, nous savons qu’un élève dont le niveau de rendement est assez bas peut nous étonner lorsqu’il accepte de travailler avec du personnel en éducation qui est là pour l’appuyer. Après tout, le gouvernement de Doug Ford n’en est qu’à sa première année. Pour l’aider à développer ses compétences, il pourra continuer à compter sur la mobilisation des travailleuses et travailleurs en éducation, les syndicats, les parents, les communautés, etc. Et, qui sait, ce sera peut-être ce gouvernement qui, en septembre 2019, remerciera les travailleuses et travailleurs en éducation de l’avoir remis sur le bon chemin.

D’ici là, j’ai un mot à dire aux membres de l’AEFO : MERCI. Chaque fois que l’AEFO a demandé aux membres de se joindre à la lutte pour l’apprentissage des élèves, pour la francophonie ou pour vos droits, vous avez répondu. La campagne NON Ø COUPES en éducation en est un exemple. Selon les données recueillies, 85 % des membres ont signé leur carte postale pour envoyer aux députées et députés conservateurs. Oui, l’éducation financée par les fonds publics est présentement en danger. Mais je sais qu’on peut compter sur vous pour renverser la vapeur. À toutes et à tous, passez un excellent été!

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L’AEFO a vu le jour le 12 mai 1939, il y a 80 ans. Depuis, notre syndicat a fait de grands pas pour défendre les membres et protéger leurs acquis.

Maintenant que le Parti progressiste-conservateur de l’Ontario est au pouvoir, on risque de perdre ce qu’on avait acquis en travaillant d’arrache-pied : de bonnes conditions de travail, qui favorisent l’apprentissage des élèves. Dans les derniers mois, le gouvernement a fait plusieurs coupes en éducation : 50 postes de moins de la 4e à la 8e année d’ici 4 ans; 300 enseignantes et enseignants de moins d’ici 4 ans au secondaire; des changements importants dans les pratiques d’embauche; des coupes considérables dans la santé et les services sociaux. C’est pratiquement du déjà vu si on compare ces coupes avec celles du gouvernement Harris dans les années 90.

C’est un gouvernement qui divise au lieu de rassembler, en essayant de créer une séparation entre les membres et leur syndicat, en attaquant le professionnalisme des travailleuses et des travailleurs en éducation, et en dressant un portrait sombre et faux de la situation économique de l’Ontario. Ces messages politiques ont, semble-t-il, le même but : couper, couper et encore couper.

Nous n’avons pas le choix. Nous devons donner au gouvernement le message haut et fort de NE PAS COUPER EN ÉDUCATION. Chaque geste peut faire une différence. Comme signer la carte postale que vous avez reçue et qui a été envoyée à la députée conservatrice ou au député conservateur de votre région. Ou porter le macaron de l’AEFO que vous avez reçu de votre déléguée syndicale ou délégué syndical.

Au nom des jeunes que vous appuyez tous les jours, je vous invite à vous impliquer pour protéger nos acquis et pour l’avenir de l’éducation en Ontario! Nous sommes ENSEMBLE POUR AGIR depuis 80 ans. Et nous le resterons, quelle que soit la lutte.

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On estime qu'entre 25 000 et 30 000 personnes — travailleuses et travailleurs en éducation, parents, enfants, grands-parents, élues et élus — se sont rassemblées devant l’Assemblée législative de l’Ontario, à Queen’s Park (Toronto), le samedi 6 avril, pour transmettre haut et fort un message au gouvernement Ford : NON aux coupes en éducation ! Les conditions d’apprentissage des élèves représentent un investissement, et l’avenir de nos enfants et de notre province en vaut la peine.

Au nom des quelque 10 600 membres de l’AEFO des quatre coins de la province, je tiens à vous dire MERCI pour votre présence au rassemblement, un jour de week-end. Près de 180 autobus se sont rendus jusqu'à Toronto, transportant des travailleuses et travailleurs en éducation de cinq syndicats d'éducation. Des membres de l’AEFO de Sudbury, de Thunder Bay, de la région de Nipissing, d’Ottawa, de Windsor, de la région de Prescott-Russell, du sud de l’Ontario et bien sûr, de la grande région de Toronto étaient sur place. Je vous invite à visiter le rassemblement en images sur la page Facebook de l’AEFO.

Samedi, j’ai parlé en votre nom. Vous pouvez d’ailleurs écouter un extrait de mon allocution sur le compte YouTube de l’AEFO ou lire mon discours sur le site Web de l’AEFO. J’étais fier de vous représenter et de constater la force de la collectivité et la force de notre syndicat. L’esprit de solidarité dont j’ai été témoin me confirme encore une fois qu’ensemble, on peut agir pour l’éducation, pour la francophonie et pour l’avenir de nos jeunes.

#ENSEMBLEPOURAGIR
#AEFOJEMIMPLIQUE

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Lors de la grande manifestation du 1er décembre 2018, nous étions 14 000 Francoontariennes et Franco-ontariens à nous opposer aux décisions surprises du gouvernement concernant le Commissariat aux services en français et l’Université de l’Ontario français... La cause francophone s’est propagée d’un bout à l’autre de la province et du pays, appuyée par des élues et élus politiques, des syndicats d’enseignement — que je tiens à remercier encore une fois — des célébrités, des gens de tout âge et de tout horizon. Et la lutte est loin d’être terminée. À titre d’exemple, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) cherche à obtenir justice par des moyens légaux.

Malheureusement, la cause francophone est loin d’être la seule qu’on doive défendre ces jours-ci en Ontario. Dans un article de Perspectives que vous pouvez lire au http://perspectives-ctf-fce.ca/?lang=fr, un magazine mensuel de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), je notais qu’un courant de populisme semble traverser la province. Qu’il s’agisse de mettre en place un programme de bière à un dollar ou d’annuler l’augmentation du salaire minimum, les annonces surprises se multiplient... et les syndicats se mobilisent. Car, à l’inverse de Doug Ford, les syndicats se portent à la défense de causes bien réelles, qui, souvent, touchent l’ensemble de la société. Nous savons manifester, revendiquer. C’est notre expertise. C’est dans notre ADN.

Malgré tout, je crois que nous vivons à une époque fascinante. Nous sommes à la croisée des chemins, et nous devons nous questionner sur ce qui est important pour notre collectivité, ce pour quoi nous devons lutter. Une cause à laquelle je tiens fermement, à titre personnel et professionnel : le droit des femmes. Il ne faut pas oublier que deux tiers des membres de l’AEFO sont des femmes. Je vous invite à parcourir les articles sur la femme dans cet En Bref. J’en profite également pour vous souhaiter une excellente Journée internationale des femmes, le 8 mars prochain!

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