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En tant que syndicat franco-ontarien, l'AEFO croit qu'elle a la responsabilité d'assurer sa présence et d'affirmer sa solidarité auprès de la francophonie internationale. C'est pour cette raison que l'AEFO participe à des projets internationaux avec d'autres syndicats.

Projets en partenariat avec la FCE

L'AEFO appuie les programmes internationaux de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE).

Le Projet outre-mer

L’AEFO participe au projet outre-mer de la FCE qui, depuis 1962, offre de l’appui à des organisations de la profession enseignante dans plus de 50 pays d’Afrique, d’Asie, du Pacifique et des Antilles.

Le Projet outre-mer (PO) s’inscrit dans l’axe de l’Action enseignante pour l’apprentissage  qui cible trois grands secteurs d’activités soient :

  • Le perfectionnement professionnel du personnel enseignant.
  • L’appui aux organisations de l’enseignement pour le renforcement de leur capacité.
  • Le soutien aux initiatives pour l’égalité entre les sexes.

Principalement, les enseignantes et les enseignants qui participent au PO offrent bénévolement, pour une période de trois à quatre semaines en juillet et août, des ateliers de perfectionnement professionnel en collaboration avec des collègues du pays hôte. Les programmes offerts portent notamment sur l’éducation de l’enfance en difficulté, l’alphabétisation, l’éducation pour la paix et l’égalité des sexes, ainsi que sur les matières de base, soit le français, les mathématiques, les sciences et les études sociales, dans une perspective méthodologique centrée sur l’enfant. Les frais de déplacement, d’hébergement et de repas sont pris en charge par la FCE grâce au soutien des organisations membres. L’AEFO finance la participation de deux membres annuellement. 

Témoignage de deux membres de l'AEFO

Gabrielle PO site web

Quelques participantes et participants aux ateliers. Lors des ateliers, plusieurs d’entre celles et ceux qui n’étaient pas syndiqués ont choisi de commencer à payer la cotisation syndicale, et ce, même si certains d’entre eux n’avaient pas été payés depuis quatre ans. Les ateliers leur ont permis d’apprécier la valeur d’un syndicat comme la Confédération nationale des éducatrices et éducateurs d’Haïti (CNEH).

C’était la première fois que Gabrielle Lemieux, membre et présidence de l’Unité 57, allait à Haïti. Avec des collègues provenant de syndicats d’enseignement du Nouveau-Brunswick, de Nouvelle-Écosse et du Manitoba, elle a tout d’abord pu profiter d’une session de formation, à Ottawa, avant de s’envoler pour Haïti. Le but du voyage : appuyer des collègues, tant au niveau de l’enseignement qu’au niveau syndical. Dès son arrivée, elle a ressenti la même impression que lors d’un programme international, en Guinée : la forte impression de faire partie d’un réseau international d’enseignantes et d’enseignants. « La passion est la même », affirme-t-elle. Ce sentiment de solidarité et d’appartenance au même réseau mondial la suit encore aujourd’hui. Ses collègues et elle ont pu donner des ateliers à plus d’une centaine d’enseignantes et d’enseignants, entre autres sur l’éducation coopérative, et l’approche centrée sur l’apprenante ou l’apprenant.

 

Joanne PO site web

Les enseignantes et enseignants burkinabés (sur la photo, durant un cours de dessin), ont été une source d’inspiration pour Joanne Morra, surtout au niveau de la différenciation. Quels que soient les différences, les défis, il faut persévérer et essayer de toucher chaque élève.

Joanne Morra, enseignante de dessin et English, et membre de l’Unité 64, s’est rendue au Burkina Faso durant l’été 2016. Elle n’en était pas à son premier projet international : le Honduras, Trinidad et le Costa Rica font déjà partie de son expérience. « Depuis l’enfance, » dit-elle, « j’avais cette vision de ce que je voulais faire. Je voulais voyager, mais il n’était pas question de faire du tourisme. » Le Syndicat national des enseignants africains du Burkina (SNEA-B) et le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS), qui s’impliquent beaucoup auprès de leurs membres, avaient organisé les ateliers, avec l’appui de bénévoles. Lors des ateliers, elle a pu partager des stratégies d’enseignement avec des enseignantes et enseignants burkinabés. Le plus grand défi : comment appliquer ces idées, ces outils et ces activités, alors qu’il y a 140 élèves par classe, et à peine assez de place pour une enseignante ou un enseignant? Malgré cela, ces enseignantes et enseignants sont eux-mêmes la preuve que la rigueur et la passion peuvent porter fruit. Joanne Morra a pu constater leur dévouement, leur engagement auprès des élèves… ainsi que leur français impeccable!